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11月22日 
Regarde......
Il y avait un homme très riche. Il y avait un homme très pauvre.
Chacun d’eux avait un fils et chacun d’eux vivait de part et d’autre d’une grande colline.
Un jour, l’homme très riche fit monter son fils au sommet de la grande colline et, embrassant tout le paysage d’un grand geste du bras, il lui dit :
— "Regarde, bientôt, tout cela sera à toi."
Au même instant, l’homme très pauvre fit monter son fils sur l’autre versant de la colline et devant le soleil levant qui illuminait la plaine, il lui dit simplement :
— " Regarde !"
(Les philofables, Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, ed. Albin Michel, Paris, 2003

La vie
La vie est beauté, trouve la dans la nature, dans le regard d'un enfant, d'amoureux,
d'un chien ou d'une fleur qui s'offre à toi. La vie est chance, saisis la à tout instant. La vie est gratitude, elle nourrit tes cellules et ton corps chaque jour depuis ta naissance. La vie est un rêve, dirige la en conscience vers tes buts les plus élevés. La vie est repos, donne toi le droit de prendre du temps pour toi. La vie est pleine d'espoir, prend modèle sur l'herbe qui pousse après un incendie de terrain,
l'handicapé qui court avec ses prothèses, l'étoile qui luit dans la nuit. La vie est ce que l'on en fait, chaque pensée, chaque parole te revient,
prend conscience de ce que tu émets. La vie est la plus grande valeur qui soit, bénis la, nul homme ne sait créer la vie,
il sait seulement reproduire. La vie est richesse, donne et tu recevras, aime et tu seras comblé,
fait circuler l'énergie et elle te reviendra. La vie est amour, manifeste chaque jour celui que tu as, et donne aux autres,
l'opportunité de t'aimer. La vie est force, elle va au delà du possible. La vie est assurance, manifeste ta confiance en elle, en toi, en tes frères et soeurs. La vie est droiture, équilibre et vérité, sois honnête et montre le au monde. La vie est une mélodie, chante-la, joue-la. La vie est une danse, bouge avec elle, avec ses différents aspects,
comme le vent dans les arbres, l'air dans la flûte. La vie est une aventure, explore chacun de ses aspects et deviens le héros de ta vie. La vie est joie et liberté, affirme ta libération, pardonne pour tout et sois pardonné,
ne fais que du bien pour toi et pour les autres. La vie est récolte, sème des paroles de respect, d'entraide, d'amour
et tu deviendras moissonneur du bonheur. Ta vie est ce que tu en fais !
11月1日
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La nuit d'Halloween, le 31 Octobre, veille de la Toussaint, tous les esprits surnaturels
sortent de leurs repaires pour se mêler aux vivants et fêter l'Halloween.
Nains, revenants, Sorcières et Ogres sortent de l'ombre...
Vers le Xe siècle avant J.C., la nouvelle année celte se célébrait le 1er Novembre.
Durant la nuit du 31 octobre au 1er novembre, Démons, Lutins, Fantômes et vivants se mêlaient
pour célébrer l'engrangement des récoltes en festoyant autour de grands feux.
Ces cérémonies rendaient hommage au Dieu de la Mort avant de subir le froid de l'hiver à venir.
A l'arrivée du Christianisme, la nuit du 1er novembre devint la fête des morts,
la Toussaint, en anglais All Hallow's Even.
L'expression s'est peu à peu transformée en Halloween.
et si le sujet des célébrations a été christianisé, on en a gardé les anciennes coutumes
pour ce qui est de la fête en elle-même : On n'efface pas ainsi les coutumes ancestrales...
D'abord fêtée en Irlande et en Écosse, la pratique s'est étendue aux USA avec la conquête de l'Amérique.
La fête a un peu évolué et est maintenant destinée aux enfants. déguisés en sorcières, diables, lutins,...
ils vont quémander des friandises aux maisons du quartier.
tout est illuminé de citrouilles vidées et décorées d'une bougie : les Jack O'Lantern.
Pour s'épargner les sortilèges les hommes se déguisaient traditionnellement en fantômes,
les femmes en sorcières et les enfants en chats noirs ou en lutins.
Les lanternes, accrochées aux portes, devaient guider les esprits dans la nuit.
Petites regles d'halloween
Cette nuit est celle des superstitions : laver son linge équivaut à laver son propre linceul,
labourer les champs à faire oeuvre de fossoyeur.
Les chevaux non rentrer à l'écurie ce soir-là risqueraient d'être réquisitionnés
et épuisés par les âmes défuntes.
Les enfants nés cette nuit-là possèdent le don de communiquer
aussi bien avec les vivants qu'avec les morts.
Si, marchant dans un cimetière la nuit d'Halloween,
on entend derrière soi des pas ou des cris, ne jamais se retourner : on risquerait une mort violente
causée par le fantôme qui nous suit et veut se venger des conditions de sa mort.
ATTENTION AUX POMMES !
Ce fruit est reconnu pour avoir des propriétés magiques, tant pour lire l'avenir,
faire des philtres d'amour, que réaliser des sortilèges.
Ainsi, si l'on reçoit une pomme le soir d'Halloween il faut se méfier
car elle peut contenir un sort ou un démon. Il faut la faire cuire avant de la croquer ;
si elle éclate c'est le signe qu'une créature tente de s'en échapper.

Le violoniste et le château hanté
ll était une fois, dans un pays où les hivers sont beaux comme dans les contes de fées, un enfant musicien.
Il avait de toutes petites mains, mais il jouait si bien que tous les princes et les seigneurs de la ville
l'invitaient dans leurs salons pour l'entendre jouer du violon.
Quand il jouait, les oiseaux s'arrêtaient de chanter, la neige de tomber, les enfants de se disputer,
les grincheux de ronchonner. Et, quand il achevait son morceau, tous ceux qui l'avaient écouté
étaient joyeux comme si plus rien d'ennuyeux ne pouvait exister au monde.
Dans cette même ville, vivait un riche seigneur qui habitait un palais hanté
par des créatures étranges : des fantômes qui, chaque nuit, venaient danser dans son salon,
et faisaient tant de bruit que le pauvre homme ne pouvait plus dormir,
et que tous ses amis, effrayés, ne venaient plus lui rendre visite. Il se sentait donc seul et abandonné dans son beau palais hanté.
Un jour, il entendit parler de l'enfant musicien qui effaçait les ennuis sur son chemin
et il lui écrivit une lettre en forme de poème : "S'il te plaît, petit garçon, viens jouer dans ma maison,
pour chasser les cent démons qui dansent dans mon salon". Après avoir lu cette lettre, l'enfant saisit son violon et, malgré le froid et la neige
qui régnaient à ce moment là sur la ville, se mit à chercher cet étrange palais hanté.
Il marcha toute la journée, dans toutes les ruelles. Il se trompa bien des fois de porte.
On lui indiqua bien souvent le mauvais chemin. Mais il finit tout de même par arriver
chez le seigneur à la tombée de la nuit. Le seigneur l'installa dans une chambre confortable où flambait un grand feu, et lui dit : - Je te remercie d'être venu ! A présent, repose-toi un peu...
Mais tu verras : les fantômes font un tel charivari que je serais bien surpris si tu arrivais à fermer l'œil de la nuit.
Le petit garçon se coucha et, comme il était très fatigué de sa longue marche, il s'endormit profondément.
Au milieu de la nuit, un épouvantable bruit le réveilla.
Le seigneur n'avait pas menti : c'était un vrai charivari !
Alors l'enfant se leva, pris son violon et descendit au salon... Quand il fut en bas, il ne put en croire ses yeux : des dizaines de fantômes dansaient,
couraient, faisaient des sauts et des cabrioles sur les tapis et sur les meubles.
Mais ils piétinaient sans musique en chantant de leur voix grinçante. Tout cela donnait un bal étrange, plein de cris, de ricanements, de gloussements, de craquements... Le petit garçon eut alors une idée. Pour obtenir le silence,
il frappa de son archet le manche de son violon et cria : - qu'est-ce qu'un bal sans musique ? Qu'est ce que c'est que cette chanson sans violon ?
Si vous voulez vous amuser, vous feriez mieux de m'écouter...
Tous les fantômes se regardèrent d'un air étonné. Puis ils se mirent à parler tout ensemble
pour savoir ce qu'ils devaient décider. Ils tinrent conseil un long moment et, à la fin, ils déclarèrent : - montre-nous ce que tu sais faire ! L'enfant musicien installa son violon sous son menton, et se mit à jouer une danse entraînante.
Mais les fantômes refusèrent de bouger. Ils dirent en traînant les pieds : - pour danser cette danse effrénée, il nous faudrait reprendre des forces, et nous n'avons rien à manger ! Aussitôt, le petit garçon alla frapper à la porte de la chambre du seigneur.
Celui-ci apparut en baillant : - encore ce charivari ? Mais le petit garçon expliqua : - il faudrait donner à manger à ces drôles d'invités ! Le seigneur se fit un peu prier, car il n'avait plus de serviteurs, ni de cuisiniers.
Ils s'étaient tous enfuis, l'un après l'autre, nuit après nuit... Malgré tout, il obéit.
Il fit cuire de grands rôtis, des légumes, des pâtes et du riz.
Il fit même de grands gâteaux aux noix et aux pruneaux.
Enfin, il servit tout cela aux fantômes, avec toutes sortes de bons sirops.
Quand ceux-ci se furent bien régalés, le petit garçon recommença à jouer.
Mais ils avaient trop mangé, et se sentaient trop lourds pour danser. - joue-nous donc une berceuse, dit l'un d'entre eux. L'enfant joua alors un air très doux, et les fantômes s'endormirent.
Le seigneur n'était pas content. Il s'écria - ils vont s'installer chez moi encore plus confortablement qu'autrefois ! D'un geste, le petit garçon lui fit signe de se taire.
Il laissa les petits monstres ronfler encore un moment,
puis il reprit son violon, et joua à nouveau un air très entraînant.
Les fantômes se réveillèrent en sursaut. Irrésistiblement entraînés, ils formèrent une farandole
dans tous les couloirs du palais... - ouvrez la porte qui donne sur le jardin !
Et le seigneur s'exécuta...
Malgré l'hiver et le froid, il repoussa les portes et les fenêtres de son palais, tandis que l'enfant jouait.
Alors, la drôle de farandole s'élança dans le jardin. Dansant et sursautant dans la neige,
les fantômes contournèrent les bassins. Ils s'amusaient tellement qu'ils se jetèrent dedans,
et se mirent à danser dans l'eau en criant des "ah" et des "oh". Quand ils eurent tous plongés, l'enfant s'arrêta de jouer, et la neige se remit à tomber.
Il fit de plus en plus froid. L'eau des bassins gela, et tous les fantômes se trouvèrent pris dans les glaces. Dans le jardin couvert de neige, au milieu des bassins gelés, ils étaient devenus d'étranges statues,
prêtes à lancer des jets d'eau vers le ciel lorsque viendrait le dégel.
Fou de joie, le seigneur prit l'enfant dans ses bras et lui dit : - tu as délivré mon palais des fantômes qui le hantaient. Je vais enfin pouvoir rassurer mes amis !
Ils reviendront me voir ici...Et c'est exactement ce qui se passa, dans la joie et le brouhaha.
Tout le monde fit un grand festin et s'amusa jusqu'au lendemain matin. Quand le soleil se leva, l'enfant musicien, de toutes ses petites mains,
joua un air si mélodieux que les danseurs s'arrêtèrent pour l'écouter mieux.
Puis, à la fin du morceau, salué par les bravos, il reprit son chemin. Les oiseaux se remirent à chanter. La neige se mit à tomber... Mais il faut croire que le violon du petit garçon laissa derrière lui
comme un nuage de magie car, longtemps, dans ce pays, les enfants oublièrent de se disputer,
et les grincheux de ronchonner, comme si rien d'ennuyeux ne pouvait plus arriver.

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10月20日
Quoi de plus agréable pour oublier les mauvais jours que d'aller
se balader dans un joli petit coin de France dont voici l'histoire.
Gargilesse
(petit village à la limite de l'Indre et de la Creuse)
Gargilesse est le premier village de la vallée de la Creuse à avoir connu l'engouement artistique.
Fréquenté dès 1857 par George Sand, Gargilesse est rapidement devenu une villégiature
recherchée des artistes parisiens.
Vers 1860, les rives de la petite Gargilesse, le moulin sur la Creuse, les tours de Châteaubrun (à Cuzion),
le Pont Noir, le Gouffre, attirent les peintres tentés par le "plein air",
technique encore nouvelle et suspecte pour la peinture officielle.
Si la plupart de ces peintres n'y firent que des "campagnes" temporaires,
certains trouvèrent à Gargilesse le principal de leur inspiration.
Parmi ceux-ci, citons Allan OSTERLIND(1855-1938) qui obtint sa réputation grâce à des scènes de genre rustique,
mais qui pratiqua également la peinture de paysage.
Celle-ci restera d'ailleurs le domaine de prédilection de son fils Anders OSTERLIND( 1887-1960),
l'un des meilleurs paysagistes impressionnistes de la valée de la Creuse.
Le peintre Henri JAMET (1858-1940 ) fut aussi, le patriarche d'une famille d'artistes
qui fit beaucoup pour la renommée de Gargilesse, avec son fils Pierre JAMET, le célèbre harpiste,
qui ouvrit une Académie Internationale de Harpe et musique de chambre au village.
Signalons aussi le paysagiste William DIDIER-POUGET (1864-1959) qui inaugura à Gargilesse
ses panoramas de bruyères roses et dont le succès international éveillera bientôt des vocations.
Enfin, pour la période post-impressionniste, le peintre le plus marquant est Léon DETROY (1859-1955)
qui fit de Gargilesse sa résidence principale.
Ses paysages de la région, à la pointe de la modernité, très audacieux et incisifs,
ont totalement renouvelé la vision impressionniste qu'en avait donné GUILLAUMIN à CROZANT.


N'oublions bien sur pas Georges Sand.
"Deux petites chambres blanchies à la chaux ,plafonnées en bois brut, meublées de lits de merisier
etde grosse chaises tressées de paille " George Sand décrivait ainsi sa chaumière-refuge de Gargilesse.
Sa petite fille l'a restaurée avec soin en y mettant en scène de nombreux objets familiers de sa grand-mère.

A l'âge de cinquante trois ans, George Sand, écrivain à l'apogée de sa renommée littéraire,
mais lassée de sa vie de châtelaine à Nohant, trop célèbre, entourée de gens du monde
parasites et inintéressants, rêve d'une retraite, d'un havre de paix, bref, d'un lieu où "se poser".
Ce sera Gargilesse. Elle s'y installe en 1857 avec Alexandre Manceau,
un jeune graveur bien moins connu que ses amants précédents, Musset, Chopin ou Jules Sandeau,
mais qu'elle suivra par amour après que Maurice, son propre fils, eût chassé celui-ci de Nohant.
Car la maison de George Sand à Gargilesse, cette petite maison de poupée à deux pièces,
mitoyenne avec d'autres habitations en plein village, c'est d'abord un cadeau d'amoureux, celui d'Alexandre.
Très vite, Gargilesse se révèle être un paradis pour George Sand que la beauté de la nature alentour,
la simplicité des contacts avec les gens du pays et les plaisirs d'une vie saine (promenades,
chasse aux papillons, pêche à la truite, cueillette,...) ne cessent d'inspirer.
"Les carnets de voyages à Gargilesse" retracent, au fil des pages, tout le bonheur que cette petite
bourgade du Berry a procuré à l'écrivain
Mais ce bonheur ne se fera pas au détriment de son travail d'écriture,
bien au contraire : entre 1857 et 1862, elle rédigera pratiquement treize romans, deux volumes d'essais
et trois pièces. Son ouvrage "Elle et lui" (1859) contant son aventure avec Alfred de Musset,
sera écrit en 25 jours, soit 620 pages !
La maison de Gargilese est, actuellement, propriété de la commune depuis 1959.
Grâce à la restauration de sa petite-fille, Aurore, ce lieu est, aujourd'hui, un musée
qui témoigne admirablement-au travers des meubles et objets familiers qui ont appartenu à l'écrivain
de la simplicité de vie à laquelle George Sand, toute renommée qu'elle fut, n'a cessé d'aspirer.
10月15日 
Lorsque j'étais enfant ma grand-mère me racontait souvent l'histoire de cette petite fille qui savait traverser les miroirs et se retrouver dans un pays où ne régnait que joies et bonheur. Lorsque j'ai grandie,j'ai souvent essayé de traverser les miroirs mais je m'y suis toujours blessée sans jamais trouver le pays enchanté de mon enfance. Et puis un jour,il n'y a pas si longtemps,j'ai compris que le miroir n'a pas besoin d'être traversé, qu'il suffit simplement de se regarder dans la glace pour s'apercevoir que c'est nous même qui faisons nos propres histoires mais qu'elles ne sont pas souvent enchantées.

Rainer Maria Rilke
Daniel Pennac
Jean Van Hamme
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